Maitresse d’un homme marié est un feuilleton télévisé sénégalais en wolof, produit par le groupe Marodi, bien qu’une version française a été diffusée en 2020. La même année, sortait aussi la série Madame…Monsieur sur la plateforme de streaming CINAF avant que ne suivent Madame…Monsieur 2 et Madame…Monsieur 3 plus tard.

Les thématiques abordées

Dans cette série, des sujets sensibles et cruciaux sont évoqués. Il s’agit de la polygamie, le viol, les violences conjugales, la dépression et la maladie qui sont explorés avec une profondeur et une sensibilité remarquables. Chaque épisode plonge les téléspectateurs dans des récits poignants qui révèlent les réalités complexes de la vie des femmes.

Ce feuilleton peut être décrit comme féministe, car il donne une voix puissante aux femmes et met en lumière leurs luttes, leurs espoirs et leurs triomphes. Il transcende les frontières culturelles pour devenir un véritable phénomène de société. Touchant non seulement le public au Sénégal, mais également la diaspora sénégalaise et africaine en général à travers le monde.

« La vie d’une femme peut bien cacher celle d’une autre, mais à chacune son histoire ! » Une phrase emblématique résumant parfaitement l’essence de la série. Elle célèbre la diversité des expériences féminines et nous rappelle que derrière chaque femme se cache une histoire unique et puissante. »

Polémique autour de la série

Tout comme avec la série Guerre des sexes du réalisateur camerounais Simon William Kum, celle-ci fait l’objet d’une polémique. En effet, diverses associations, telles que le Comité de défense des valeurs morales du Sénégal et l’ONG islamique Jamra (et en général, les autorités religieuses), expriment leur désapprobation envers la série. L’on l’estime être porteuse de « dépravation des mœurs », voire de la « promotion de l’obscénité » en présence d’enfants.

Selon Jamra, cette série est qualifiée de « pornographique ». Ce qui expliquerait des plaintes soumises au Conseil national de régulation de l’audiovisuel, exigeant des modifications à apporter au contenu. Des sanctions demeurent envisageables, notamment si la série ne respecte pas la signalétique d’avertissement destinée au jeune public.